J’ai mis un certain temps à lire
la Princesse de Clèves. C’est une amie qui me l’a prêté pour l’été un
temps indéterminé. Bref, tout ça pour
dire que je vous invite à faire un petit tour dans le 17ème siècle !
A peine mariée, Madame de Clèves rencontre
le duc de Nemours. Pour les deux personnages c’est le coup de foudre immédiat,
cependant, il est hors de question pour Madame de Clèves de faire partie de ses
femmes qui badinent à droite à gauche. Néanmoins, aurait-elle le courage d’aller
contre ses sentiments ?
Mon avis ?
Il m'a fallu un bon moment pour entrer dans l’histoire. Comme tous les livres écrits pendant cette période, je
rencontre vite un obstacle majeur : les noms. Ces listes de noms et de
liens hiérarchiques et familiaux interminables ! Il est impossible de lire
un nom sans que toute son ascendance nous soit dévoilée, quel supplice pour moi !
Heureusement, ceci ne dure qu’un temps, et après une introduction un
peu longue à mon goût, on rentre enfin dans l’histoire.
Si on peut reprocher aux
personnages féminins de Jane Austen d’être… molles, on ne peut décidément
pas dire la même chose de la princesse de Clève ! La jeune fille sait ce qu'elle veut et il est hors de question qu'elle se laisse faire.Ce n'est pas le genre d'enfant à se laisse aller par ses sentiments.
L'ambiance de la cour rajoute un peu de piquant à toute cette histoire. On est dans un monde où tout se dit, tout se sait, personne n'a la moindre intimité. Les sourires sont rarement sincères et les personnages obéissent à un code qui laisse peu de liberté.
Madame de La Fayette nous offre aussi un petit aperçu de ce qu'étaient les précieuses, de leur état d'esprit, leur vocabulaire et de leur philosophie et ce n'est pas pour me déplaire. Elle nous fait entrer dans la "cour des dames", pleine de poudre et de ragots.
Cependant, la fin m'a légèrement laissé...sur ma faim. Je ne m'y attendais pas du tout !j'ai eu envie de jeter le livre contre mon mur et de me mettre à bouder. En bonne booky-blogueuse, je me suis contentée de refermer le livre et de courir en prendre un autre ;).
Ma mère est pied-noir, comme ses parents avant elle. Elle a à peine eu le temps de connaître le pays de sa naissance et personnellement je n'ai jamais eu aucun intérêt pour la guerre d'Algérie ou pour les pieds noirs. Cependant, quand j'ai vu le livre Ce que le jour doit à la nuit sur la table de chevet de ma meilleure amie...je n'ai pas pu m’empêcher de lui voler emprunter. Et j'ai bien eu raison !
Après les malheurs qui accablent sa famille, Younes est adopté par son oncle, un algérien musulman, mariée à une française. Il passera son enfance entouré de ses amis français et des travailleurs arabes. Alors que la guerre s'insinue peu à peu dans la vie de tous, Younes vivra une passion, un amour unique, fatal: Emilie.
Mon avis sur le livre:
J'ai beaucoup aimé le livre. Je mentirais si je disais que je l'ai dévoré. Ce n'est pas le genre de livre qu'on lit en quelque heures, c'est un livre qu'on savoure, dont on médite chaque phrase. Derrière l'histoire de Younes, on trouve bien sûr un contexte historique unique qui touchera la France et l'Algérie à jamais, mais aussi une passion qui sera le support de toute une réflexion sur l'amour, la vie, les occasions, prises au vol... et parfois manquées.
Yasmina Khadra écrit vraiment très bien. J'ai été touché par certaine chose qu'il dit avec tant de justesse.
J'ai été émue par toute sa réflexion sur la manière de vivre entre deux pays, entre deux mondes. J'ai personnellement vécue 3 ans en Italie, et de retour en france, je ne me sentais ni française, ni italienne, j'étais perdue. L'auteur sait décrire ce sentiments comme je ne l'ai encore jamais lu ailleurs.
Au fil des pages, on s'énerve contre le mutisme de Younes, mais l'histoire aurait elle été aussi belle sans son silence ?
Mon avis sur le film:
Quel désastre !Quelle déception ! Je ne m'attendais à rien de spécial, mais ce film m'a déçue au plus haut point. Tout d'abord, l'histoire a été énormément changée, et pas en bien selon moi. Younes est passé d'un garçon réservé et intellectuel à un bellâtre (et quel bellâtre !) qui parle trop et un peu ...con-con... Cela dit, Fu Ad Ait Aattou, l'acteur qui joue Younes, est d'une beauté renversante! Quel regard ! Il est la seule raison qui m'a fait regarder le film jusqu'au bout.
Le rôle d'Emilie est si mal joué que j'en avais honte pour la pauvre actrice (Nora Amezeder) qui n'est d’ailleurs pas très belle selon moi, ou en tout cas, bien loin de ce que l'on attend avec la lecture du livre. Mais tout ça n'est qu'un détail...
Ce qui m'a énervé c'est que tout les éléments qui montraient le réalisme historique du livre ont été supprimé pour créer une Algérie ou trop blanche, ou trop noir, qui pleure - trop -, décorée de belle voiture et de jolies filles... bref, une Algérie pour bobo.
Adieu les combats, les mouches, la puanteur, la pauvreté, l’orgueil, la condition des femmes, etc etc...
Je vais en Corse chaque année depuis plus de 10ans. J'aime tout de la Corse. La mer, la montagne, les champs, la viande, le nord et le sud. Bref, tout.
En Corse, il y a deux icônes: Pascal Paoli et Napoléon. Je n'ai jamais eu un grand intérêt pour Pascal Paoli (je ne l'avouerais jamais à un vrai corse, cela dit...) Cependant j'adore Napoléon, c'est donc tout naturellement que j'ai dévoré les 4 tomes de la biographie de Napoléon par Max Gallo. J'aime cet auteur dont j'ai déjà lu plusieurs livres et il ne me déçoit jamais !
Vous résumez la vie de Napoléon serait légèrement difficile. Il est né en 1769 à Ajaccio, et de simple Soldat il deviendra l'empereur des français mais aussi l'Empereur des Rois. Il finira sa vie sur la sombre île de Saint Hélène, trahis par tous.
Mon avis:
Je suis une fanatique de cet homme, avoir tant fait en partant de rien ou presque...j'en arriverais presque à oublier sa folie conquérante. Max Gallo nous présente le personnage avec le plus de simplicité possible et c'est précisément ce qu'il fallait pour expliquer la vie d'un homme si compliqué.
Néanmoins le troisième tome est légèrement long... on va de guerre en guerre en guerre... en guerre... Le quatrième tome sauve le tout. Je l'ai lu sur les plages de Moriani, près de Bastia, face à l'île d'Elbe, et c'est simple, je me refusais à lire la fin. Je me refusais à penser que cet homme ait pu mourir de manière si pathétique et misérable.
Ce qui m’impressionnera toujours, c'est qu'un jeune homme sans un sou, ait pu monter si vite les échelons de la société. Max Gallo rend ce parcours encore plus effarant. Il nous fait entrer dans la tête de Napoléon, nous fait suivre ces pensées, son raisonnement, ses succès, ses erreurs... Son déclin.
Cela fait un an que je passe quotidiennement devant Gibert sans même y avoir mis un pied... Je m'étais habituée à acheter tous mes romans au Chapitre à Lyon, car le magasin va fermer et a licencié un bon nombre d'employés. Je n’espérais pas qu'avec les 5 romans que j'achète à l'année je puisse sauver une entreprise... mais c'est ma manière d’être active. Sauf que voilà, Lundi, je rentre à Gibert par simple curiosité, et devant le prix des livres...je ne peux qu'applaudir ! Mais c'est d'un type de livres bien précis dont je vais vous parler: les livres à 2€ et moins ! Bref, un must-have des vacances, un petit bouquin à glisser dans son sac de plage, une histoire facile et vite lu qui nous fait rêver, tout ce dont le vacancier que nous sommes, ou non, a besoin !
Moi j'ai craqué pour Hemingway avec un recueil de deux nouvelles: La capitale du monde.
Hemingway nous fait voyager à Madrid, le royaume des Toreros, et nous présente Paco, un jeune homme rêveur, puis il nous fait faire un détour par l'Afrique, par un couple en quête de nouvelles aventures... Deux destins, deux finalités.
Mon avis:
Je pense qu'à force, vous commencez à connaître mon amour pour les nouvelles. C'est si simple à lire et selon moi, quand on ne veut pas se prendre la tête, il n'y a rien de mieux. On en lit une quand on le souhaite, on referme le livre sans l'avoir lu intégralement, aucune importance !Ce n'est pas l'objectif des recueils !
Hemingway nous fait voyager là où il est lui même allé. Après avoir lu Madame Hemingway, il me semblait inévitable de goûter à l'oeuvre du mari. Ce petit aperçu de son talent m'a beaucoup plu et je compte me replonger dans son oeuvre très très vite !
Dans ce livre, on découvre des sujets essentiels pour Ernest Hemingway: l'Espagne, la gloire, le passé, la mort, l'importance de l'instant, cet instant où tout bascule.
Quand vous allez en Italie, surtout dans le Nord, il est pratiquement impossible de ne pas apercevoir une rue, une statue, une place ou n'importe quoi d'autre au nom de Manzoni. Alessandro Manzoni n'est rien d'autre que l'auteur des fiancés, un livre dont les scènes principales sont les alentours du lac de Come et la principauté de Milan. C'est pourquoi j'ai entendu parlé de Manzoni pendant les 3 ans que j'ai passé en Italie et, même si j'ai lutté pendant le plus longtemps possible pour ne pas en ouvrir une page..,.je me suis résignée... et finalement...je l'ai lu...
Renzo et Lucia sont fiancés et souhaitent se marier, cependant, le jour de leur mariage, Don Abbondio, le prête qui se doit de célébrer la cérémonie, explique à Renzo qu'il a été victime d'un chantage et qu'il ne peut les marier sous peine de mort. En effet, le seigneur de la contrée de Lecco, Don Rodrigo, s'est épris de Lucia et est prêt à tout pour ne pas laisser ce mariage se faire..
Mon Avis:
817 pages... c'est long...très long... Je dois être honnête, l'histoire en elle même est très intéressante et on s'entiche des personnages...mais ce livre est long. C'est simple, Manzoni s'amuse à nous expliquer le contexte historique de l'histoire. Ainsi, au moins un chapitre sur deux est un vrai cour d'histoire, plein de date, de nom et d’événement. Il ne faut pas oublier le fait que l'auteur a un vice: il aime nous raconter le passé de CHAQUE personnage...et c'est ainsi qu'à chaque fois qu'un personnage entre dans l'histoire, l'écrivain nous offre 10 pages de biographie. L'action se coupe et on reste sur sa faim. On a alors du mal à rentrer de nouveau dans l'histoire par la suite.
J'ai finis le livre en sautant pas mal de passage, des pages, ou même des chapitres entiers.
Mais à part ça, parlons de l'histoire:
Les personnages de Renzo, Lucia et Agnès (la mère de Lucia) sont tous très attachant à leur manière. Lucia est peut-être un peu trop sainte nitouche à mon gout, mais après tout... Au contraire j'aime le caractère vif de Renzo et l'intelligence d'Agnes. Avec eux, on traverse un an de la pire époque qu'ait pu connaître l'italie: entre guerre, peste, et famine.
Manzoni n'hésite pas à critiquer les problèmes de son époque: la noblesse qui se croit tout permis, le clergé qui est parfois bien loin des maximes qu'il défend, l'ignorance dans laquelle le peuple est laissé, et l'injustice des décisions judiciaires.
Au final, je ne suis pas sûre de vous conseiller ce livre, contentez vous du film, ou prenez votre courage à deux mains ;) !
Le retard d'une heure et quart de mon train mardi dernier m'a permis de me plonger dans la lecture d'un auteur que je ne connaissais pas: Boris Vian. Pour l'inaugurer, je n'ai pu passer à coté de l'Ecume des jours dont tout le monde parle ces temps-ci. Je n'ai pas vu le film, alors ne comptez pas sur moi pour comparer le livre et le film ! Ma toute première constation est la suivante: L'écume des jours n'est pas un roman de gare. J'aurais préféré le lire d'une autre façon. La seconde est: Boris Vian il écrit bien tout de même !
Quand Chick annonce à Colin qu'il est amoureux d'Alise, Colin décide que, lui aussi, il tombera amoureux. Ce n'est que peu de temps après qu'il rencontre Chloé, la femme de sa vie, et qu'il se marie avec. Cependant, très vite, Chloé tombe malade et les malheurs commencent pour le jeune couple. Mon avis:
Je n'ai pas accroché. Je ne dirais pas que le livre ne m'a pas diverti, mais j'ai pas accroché du tout. Peut être parce que j'étais haineuse contre la SNCF ? ou peut être pas. Peut être que le monde de Boris Vian - un monde sous LSD - n'est pas fait moi.
J'avoue avoir remarqué le talent de l'auteur. Il ne part pas dans des paragraphes sans fin pour nous expliquer les sentiments des personnages, et pourtant, on comprend tout, on est là et on se demande comment tout a pu tourner si mal en si peu de temps ?! Les métaphores nous enlacent, nous chuchotent à l'oreille et parfois nous blesse. Boris Vian se crée un monde si loin du notre et néanmoins proche dans ses méandres.
Ce que j'ai le plus aimé au final, c'est peut être la critique de la société, cette critique si "après-guerre", si futur soixante-huitard. Je comprend pourquoi mon père idolâtre cet écrivain. Je pense que c'est un livre à lire avec une musique de jazz dans le fond, ou avec une chanson des Beatles du genre octopu's garden ou because.
Je vous laisse la BA du film qui a fait tant de bruit =):
Je viens de finir un livre magnifique, un livre que j'ai adoré bien que j'ai été un peu sceptique en l'ouvrant: Les Hauts de Hurle-vent. J'en avais entendu parlé avec beaucoup de bien sur le blog d'Holly mais ma mère ne cessait de me dire que ce livre était "un peu long et chiant". Je ne l'ai trouvé ni long, ni chiant. Je l'ai dévoré et j'ai aimé ça.
Un jour, Mr Earnshaw revient d'un voyage avec un enfant dans ses bagages. Heathcliff. Alors qu'une amitié naît presque immédiatement avec la fille du voyageur, Catherine Earnshaw, son frère, Hindley Earnshaw, le hait dès le premier regard. A la mort de son père, Hindley prend le contrôle de la maison et décide de descendre Heathcliff au rang de garçon de ferme. L'amour caché de ce dernier pour miss Catherine et sa frustration extrême plongera la famille Earnshaw dans le malheur.
Mon avis:
J'ai eu beaucoup de mal à le lire d'une traite car certains passages sont d'une grande violence. La frustration et la haine de Heathcliff débordent des pages du livre à chaque nouveau chapitre. Le livre est fascinant et j'avoue que quand je l'ai laissé à mi-lecture hier soir, je ne faisais pas la fière dans le noir pour aller me chercher une bouteille d'eau ! Le livre ne fait pas peur comme le ferait un film d'horreur, mais je le trouve angoissant. Il angoisse car on ne sait si haïr ou prendre en pitié les personnages. Les protagonistes principaux sont des anti-héros et même la bonne Nelly nous semble parfois un peu dure vu les circonstances.
En réalité, au milieu du livre, il est difficile de ne pas détester tous les personnages du livre. Mais au final, ne serait-ce pas ça la vie ? Personne n'est tout blanc ou tout noir, mais nous sommes tous des nuances de gris - plus ou moins sombre, cela dit- qui diffèrent selon les moments.
La fin n'est pas vraiment celle que l'on attend, je la trouve un peu coupée en queue de poisson mais plus j'y pense et plus je m'aperçois qu'elle rajoute au mystère de l'ensemble du roman. Bref, vous l'aurez compris, comme toutes les autres blogueuses-bouquin je vous conseille ce livre !
Comme d'hab, je vous propose aussi la dernière adaptation cinématographique :
Salut tout le monde ! Je
suis de retour ! Enfin pas vraiment puisque je suis toujours en vacances,
mais je prends 5min de mon précieux temps pour vous parler du livre que je
viens de finir.
Au début, je voulais lire Expiation
de Ian McEwan…mais il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que je n’arriverais
jamais à le lire pendant ces vacances. N°1 : parce que j’ai déjà vu l’adaptation
cinématographique et que je connais donc l’histoire. N°2 : c’est un livre
avec beaucoup trop de réflexion à mon goût et pas assez d’action. Or, pendant
les vacances, ce n’est décidément pas ce que j’aime. Autant que ça soit clair :
je n’aime pas réfléchir quand il fait beau et chaud. Et c’est pourquoi je me
suis plongée dans un livre écrit by the QUEEN des grandes vacances, de la plage,
du sable fin et de la chaleur, j’ai nommée : Agatha Christie !
Quoi de mieux qu’une bonne petite
enquête dans les règles de l’art ? Ainsi, je vous parlerais de Mon petit
doigt m’a dit.
Tout commence le jour ou Tommy et
Tuppence Beresford décident de rendre visite à Tante Ada, emmerdeuse de première.
A la Crête ensoleillée, la maison de retraite où s’est retirée leur parente,
Tuppence rencontre Mrs Lancaster, une vieille et charmante locataire, qui lui
parle d’une petite fille emmurée dans une cheminée… Senilité ou souvenir
refoulé? Tuppence décide d’en savoir plus…
Mon avis:
L'une des premières choses qui m'a marquée, c'est l'époque. Adieux les années 20, le jazz et les voyages sur le Nil. Bonjour les années d'après guerre, les agents secrets à la retraite et la modernité. En faisant quelque recherche, j'ai compris que ce livre était l'un des derniers publié par A.Christie. Ceci explique Cela. Les Beresford ne sont pas des petits nouveaux dans la littérature de notre chère Agatha mais personnellement, c'était la première fois que j'en entendais parlé. On s'attache automatiquement à Tuppence et Tommy, à leurs bons sentiments, aux intuitions féminines de Tuppence et au pragmatisme de Tommy. A Albert aussi, leur gentil majordome incapable de faire cuire un poulet de manière convenable.
Cependant, j'avoue avoir trouvé l'histoire un peu tirée par les cheveux. D'habitude ça ne m'embête pas, mais je ne sais pas...quelque chose m'a donné l'impression de "trop"...trop d’éléments isolés qui trouvent une solution en une seule journée. (c'est dur de donner son avis sans spoiler !).
Néanmoins, je l'ai dévoré !On retrouve la plume d'Agatha Christie, tout file, on se laisse porter par l'histoire avec une touche d'humour et beaucoup de suspens. Un cocktail à la hauteur de l'auteur !
ps: il existe une adaptation cinématographie. Ça ne m'a pas l'air de coller à 100% à l'histoire mais après tout, pourquoi pas ?!
Avant qu'easyjet supprime de manière tout à fait scandaleuse mon vol Lyon-Milan, j'étais habituée au très court voyage en avion. A peine le temps de s’asseoir qu'on nous dit qu'on est arrivé... Mais j'avais trouvé l'astuce: Soixante récits de Dino Buzzati.
Comme le titre l'indique ce sont 60 nouvelles de Buzzati. Je ne peux donc pas vous faire un article sur chaque nouvelle, cependant j'en ai adoré certaines !Je n'ai pas lu tous le livre car je le lis surtout pendant mes vacances, mais surtout, je ne vois pas l'intérêt de se taper 60 nouvelles à la suite...je pense que c'est un livre à lire tranquillement, quand l'occasion se présente.
Juste pour vous foutre les mors vous informer...cette année j'ai pris mon premier coup de soleil !il était temps !
Je vous conseille la nouvelle Setp Etages:
C'est l'histoire d'un avocat touché par une maladie toute particulière. Il va alors dans un hopital très particulier lui aussi où les malades sont triés selon la gravité de leur maladie: ainsi, aux 7ème étage, se trouve les patients les moins touchés, et au premier, ceux dont la vie est condamné. C'est tout à fait serein que notre cher avocat arrivera au 7ème étage de cet hôpital Cependant, peu à peu, le pauvre avocat se voit descendre les étages de la vie...sans qu'on ne lui explique pourquoi.
Mon avis:
Selon moi, c'est juste LE livre de plage idéale: des histoires courtes, simples, qui se laissent lire avec beaucoup de facilité. Et nous, sur la plage, on aime ça !Dino Buzzati nous accompagne avec son récit plein de piquant, il nous laisse perplexe à chaque nouvelle. On ne sait jamais si on doit rire ou pleurer, se réjouir ou être effrayé. C'est comme ça chez Buzzati, et c'est pour ça qu'on l'aime !
Je le conseille à tout le monde! Courrez le lire, vous ne serez pas déçue !
J'aime écrire un commentaire juste après avoir lu le livre afin que toutes les émotions soient là, bien présentes dans mon esprit. Pour le coup, elles sont là. Je viens de finir un magnifique livre: Madame Hemingway de Paula McLain.
C'est l'histoire d'Elizabeth Hadley Richardson, plus couramment appelée Hadley dans le livre, qui n'est rien d'autre que la première femme d'Ernest Hemingway. Elle sera la femme des premières folies, la femme de Paris, celle des premiers romans d'Hemingway. Elle le connaîtra sous toutes ces facettes, il lui donnera le meilleur, puis le pire.
Mon avis:
J'ai fais une erreur qui n'en est pas vraiment une...Pour savoir quelle tête avaient réellement les personnages du livre je suis allée voir leur photo sur internet et, bien sûr, je n'ai pas pu m’empêcher d'aller lire un morceau de la biographie d'Ernest Hemingway sur wikipedia...
J'ai adoré le début du livre, le milieu m'a semblé long. Peut être parce que j'avais le moral à zéro et que j'avais l'impression qu'Hadley aussi. Cependant j'ai dévoré les dernières pages. Je connaissais la fin puisque je l'avais lu sur Wikipedia, et pourtant, j'espérais plus que tout qu'Hadley s'en sorte, que tout redevienne comme avant, que cette pauvre femme connaisse le bonheur, de nouveau, comme au tout début... Bien sûr, ça n'arrive pas, ça aurait été trop facile de l'espérer pour que cela se produise, et puis aurait-ce été un aussi bon livre ?!
Le livre est bien écrit, j'ai dévoré les 150 dernières pages en quelques heures. Il retrace les années d'entre-deux guerres à Paris. Le contexte historique est incroyable, on a l'impression que tout est possible et que les personnages n'ont aucune limite. Il faudra que quelqu'un m'explique comment ils réussissaient à survivre à autant d'alcool et de drogue réunis alors que je met une journée complète à me remettre d'une seule petite soirée entre amies...(?). Hadley est un personnage hors du temps, je ne sais pas si elle était réellement comme ça mais on ne peut pas ne pas s'y attacher et sa descente aux enfers au milieu des petites robes chanel en est d'autant plus dur.
Je conseille ce livre à tout le monde et j'espère que vous l'aimerez autant que moi.
Etant donné que moi aussi j'ai une chanson coup de cœur en ce moment, celle que j'écoute tout le temps, celle qui me met de bonne humeur au réveil, celle qui me reste dans la tête au couché...je vous en fait profiter !
Ce n'est rien d'autre que l'une des chansons du film Gatsby le Magnifique: Bang Bang de Willi.am !
J'adooore, cet air un peu rétro, tout en étant moderne, les paroles totalement farfelues, rien de mieux pour se battre contre le mauvais temps quotidien !
J'ai décidé que quitte à ne pas voir le soleil pointer le bout de son nez dans le ciel, j'allais l'inviter personnellement sur ma table de chevet. Pour cela j'ai dépensé la modique somme de 10€40 et je me suis envolée l'espace de quelques jours tout près de Marseille, dans la garrigue. Aujourd'hui, alors que j'entend la pluie couler sur ma fenêtre, j'écoute les cigales chanter dans ma tête. J'ai lu La gloire de mon père et Le château de ma mère de Marcel Pagnol.
Le jeune Marcel Pagnol n'a que 9 ans quand ses parents, son oncle et sa tante décident de louer une maison aux Bellons. Commencent alors les plus belles vacances de sa vie, au coté de Lili, son ami pour la vie, qu'il n'oubliera jamais.
Mon avis:
Quelle jeunesse !Tant de bonne humeur qui ressort d'un si petit livre !Après les livres, je me suis intéressée un peu à la vie de Marcel Pagnol... Et j'ai décidé de l'oublier aussitôt. Je ne suis pas sûre d'être d'accord avec les mœurs de l'auteur dans sa vie d'adulte. Cependant les livres sont vraiment touchants. On entend l'accent marseillais chanter à travers les pages.
Lili ?quel amour !Lili, c'est mon Boris à moi. Alors que Marcel court à la chasse à la bartavelle avec Lili, moi, au même age, je courais sur les plages corses près de Boris qui enfilait déjà son masque pour la chasse aux poulpes. Mon Boris à moi, il n'est pas mort à la guerre heureusement. Le soleil qu'a vu le jeune Pagnol, je l'ai vu de l'autre côté de la méditerranée C'est toujours beau de parler des amis d'enfance mais Marcel Pagnol le fait une tendresse si sincère qu'il est impossible de ne pas aimer ces deux livres qui sentent la lavande.
Je reviens du cinéma où je suis allée accompagnée de ma meilleure amie...et devinez un peu ce que j'ai vu ?! Allez allez...je sais que vous le savez... Eh oui !Gatsby le magnifique. Après m'être démaquillée, lavée le visage, fait une queue de cheval moche, je suis prête à tout vous dévoiler ... Attention, Spoiler Inside !Tout d'abord, parlons un peu du livre que j'ai lu il y a peu.
L'histoire commence en 1922 dans la ville
de New York où un certain Gatsby organise tous les soirs des fêtes somptueuses
où l'alcool coule à flot. Pour expliquer sa richesse, ses invités font courir
les hypothèses les plus farfelues. Mais un jour, Gatsby se lie
d'amitié avec son voisin, Nick Carraway, et lui dévoile son
passé...
Le livre:
Le
contexte du livre n'est autre que les années 20, autrement dit, les années de
la prohibition qui n'ont pourtant jamais vu couler autant d'alcool. Le livre
est raconté grâce au regard de Nick Carraway, jeune américain de l'ouest
tout fraîchement arrivé à New York. On y découvre peu de personnage,
mais tous ont un rôle majeur dans cette histoire. Rien n'est laissé au hasard,
Nick et Gatsby nous amène peu à peu dans leur monde et l'espace d'un instant,
on ferme les yeux, et nous voilà une flûte de champagne à la main
écoutant un air de jazz entouré de centaine de personnes aux tenues colorées,
on entend le klaxon des voitures qui défilent devant la demeure de Gatsby, on
tourne la tête pour regarder le paysage et la voilà: New York qui brille de
mille feux. Gatsby, lui, ne vit que de son espoir qui le porte toujours plus loin, toujours plus haut.
J'adore ce livre. Je me méfie toujours des livres dont j'ai entendu trop de bien. Il y a toujours le risque de la déception Ce livre ne fait pas parti de ces cas-là. On en ressort au contraire émerveillé d'avoir attendu tant de temps pour le lire. La lecture est simple, pas de superflu, tout n'est pas dit, et pourtant tout est clair. Gatsby ?Qui est Gatsby ? Est ce qu'au final, on ne préfère pas le moment où on l'ignorait encore que l'instant où son pauvre père passe la porte de sa demeure ? J’apprécie l'espoir du personnage, aveuglé par son rêve. Mais et Nick dans l'histoire ? Il est là, comme notre serviteur, il nous ouvre les portes de New York. Pierre n'aurait pas fait mieux.
Le film (spoiler inside):
Le film n'est pas une adaptation. C'est une réadaptation. Tout ne colle pas au livre, mais l'histoire est si finement tissée que je suis ressortie du cinéma sans me souvenir de ce qui appartient au livre ou au film. Leonardo DiCaprio qui m'avait paru un choix étrange incarne parfaitement son personnage. Je suis un peu de parti-pris pour cet acteur que j'adore déjà. Je pense qu'il a bien grandi depuis ces débuts. Sa réputation de jeune beau goss est bien faible vu son talent. Le ton est juste selon moi. Ayant lu le livre, je n'ai pas été déçue comme on peut souvent s'y attendre des adaptations.
En réalité, le seul point noir à l'affiche est Nick: il n'est présenté que comme un simple spectateur de tout ce qui se passe. On aimerait en savoir plus sur le personnage. A la fin du film, on sait qui est Gatsby, au contraire Nick Carraway est resté pour nous un inconnu. A part ça, certain personnage ont été ajoutés, au contraire, Jordan n'existe presque pas, elle ne fait que parti du décors. C'est donc tout différent. De plus, j'ai vu le film en 3D, et à part un bon mal de tête, je ne suis pas sûre d'en avoir compris l'avantage...
Dans le film, Nick et Francis Scott Key Fitzgerald ne font qu'un. En effet, Nick ne narre pas seulement l'histoire comme un vieux souvenir: il l'écrit. A la fin du film, Nick nomme le livre "Gatsby", finalement, il rajoute "le magnifique". C'est précisément le raisonnement qu'a tenu F. S. Fitzgerald pour le titre du livre.
Nick rédige l'histoire sous les conseils de son médecin. Alors vous me dites "OULA mais quel medecin ?!" bah le médecin de son hôpital psychiatrique, voyons !
Et oui, Nick se fait interner après la mort de Gatsby et rédige le livre. Le fait que Nick soit plus ou moins fou explique toute la réalisation du film. Tout est poussé à l'excès. On ne vit pas dans la réalité, mais dans les souvenir de Nick. Ainsi, tout est plus déluré que ça ne devrait l'être: la musique, les décors, les costumes (n'oublions pas que Nick est saoul dans 90% des scènes de l'histoire). Nous ne sommes pas dans les années 20. Non, bien loin de là! Nous sommes dans un monde parallèle où tout va trop vite, tout est trop grand, tout est trop bruyant. Les personnages peuvent paraître théâtrales parfois, mais c'est précisément car c'est la façon dont Nick a perçu la scène en la voyant, il n'a retenu que l'émotion de l'instant. C'est peut être finalement le seul avantage de la 3D, car à ce moment, seul le personnage, ou une partie de lui, ses yeux, sa bouche, était précis, le reste étant flou. Ceci rajoute à l'impression de "folie" et de "souvenir" que le réalisateur a voulu donner.
Je ne suis pas du tout déçue du film. La bande son "déchire trop" !(je ne fais que citer ma meilleure amie et je lui donne raison !). Les personnages jouent parfaitement leur rôle et les costumes sont somptueux. Bref, un film à aller voir absolument !
J'ouvre
cette nouvelle section du Blog ! J'ai choisis de l'appeler the Booky-Tuesday,
j'aurais pu la nommer en allemand Das Buch-Dienstag ...nous sommes tous
d'accord que c'est moin hype tout de même.. Alors, voilà !Je vous invite toute au Booky-Tuesday !
Le
Booky-Tuesday consiste tout simplement à vous proposer ma PAL et à vous laisser
me proposer la votre !
Je
ne pense pas le faire tous les mardi car je ne pense pas avoir le temps de lire
autant de livre en seulement 7 jours. Mais un mardi par mois ou toutes
les deux semaines, c'est déjà pas mal ?
Alors,
voilà ma liste, je l'ai piqué directement du site des livres de poche.
Je regarde les conseils des libraires et j'ajoute les livres à ma liste selon
ce que je trouve !
Alors
voici ma liste cette semaine:
La
mort à Venise - Thomas Mann
La fascination mortelle que peut exercer la beauté, tel est le sujet de La mort à Venise, ce chef-d'œuvre d'inspiration très romantique où l'on retrouve l'essentiel de la pensée de Thomas Mann. Gustav Aschenbach, romancier célèbre et taciturne, voit sa vie bouleversée par la beauté divine et la grâce d'un adolescent. Sous le regard interrogateur du jeune Tadzio, la descente aux abîmes de ce veuf respectable, dans une Venise au charme maléfique rongée par le choléra, est un des récits les plus troublants de cet immense écrivain. La mort à Venise est suivi de Tristan, dont l'univers glacé de la montagne et la gaieté factice du sanatorium composent une sorte de prélude à La montagne magique, un des grands romans de Thomas Mann. Un bref récit, Le chemin du cimetière, clôt ce recueil de façon poignante
Les
hauts de Hurlevent - Emily Brontë
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée.
HhHH
- Laurent Binet
Découvrez
le récit explosif de Laurent Binet, HHhH, et laissez-vous transporter dans la
tourmente de la Deuxième Guerre mondiale, à Munich, Berlin, Londres, Paris,
Kiev, faites un petit détour par le Moyen Age et repassez par 2010 pour
atterrir à Prague, en 1942. HHhH raconte l’histoire de l’attentat contre
Heydrich et de la folle traque qui s’ensuivit pour s’achever dans une église au
centre de Prague où sept hommes soutinrent un siège de sept heures face à sept
cent SS. Reinhard Heydrich, « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich », était
le bras droit d’Himmler mais chez les SS, on disait « HHhH », ce qui signifiait
: « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ». A l’heure où le débat fait rage
autour des rapports tumultueux entre Histoire et fiction (cf. l’affaire
Lanzmann-Haenel), dévorez sans attendre ce roman étonnant qui reconstitue les
faits avec une précision maniaque fondée sur un travail de documentation
impressionnant mais qui se pose sans cesse la question, entre deux
déflagrations : comment raconter une histoire vraie ? Sélectionné pour le
Goncourt du premier roman.
Madame
Hemingway - Paula McLain
Chicago,
octobre 1920. Dans la ville qui vibre sur les derniers airs de jazz de la
Nouvelle Orléans, la douce Hadley Richardson rencontre un garçon de vingt ans,
grand et svelte, cheveux noirs et yeux noisette, avec, sur la joue droite, une
fossette irrésistible. Il s’appelle Ernest Hemingway et méduse l’assistance
avec ses récits sur la Grande guerre dont il est rentré blessé à la jambe pour
avoir tenté de sauver des vies en Italie. Hadley qui ignore tout du jazz mais
joue Rachmaninov avec passion succombe à l’air bravache et aux regards de
braise du jeune homme. Elle a vingt-huit ans.Mariés en un éclair, follement
amoureux, les Hemingway embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour
Paris la trépidante où ils se retrouvent vite au coeur d’une « génération
perdue » d’écrivains expatriés qui compte déjà Gertrude Stein, Ezra Pound,
James Joyce, F. Scott et Zelda Fitzgerald…Entre l’alcool qui coule à flots, la
guerre des ego et la beauté des femmes qui l’entourent, Ernest travaille
péniblement à ce qui sera bientôt Le soleil se lève aussi. Son premier roman
lui apportera fortune et consécration. Mais à quel prix ? Hadley, qui s’acharne
à rester fidèle à ses valeurs, saura-t-elle répondre à ses exigences et rester
sa muse, sa complice, son épouse …face à la belle et perfide Pauline
Pfeiffer?...
Expiation
- Ian McEwan
Sous la
canicule qui frappe l'Angleterre en ce mois d'août 1935, la jeune Briony a
trouvé sa vocation : elle sera romancière. Finsi les contes de fées
et les mélodrames de l'enfance. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le
roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu'elle surprend sa grande sœur
Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des
adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour ne
se recroiser que cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la
déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. La brutalité du réel va faire
mûrir Briony. Mais est-il encore temps d'expier un crime
d'enfance ?Prolongeant une grande tradition anglaise, celle de Lawrence et
du Messager, tout en s'interrogeant sur les pouvoirs et les limites du
romancier, Ian McEwan restitue, avec une égale maîtrise, les frémissements
d'une conscience et les rapports de classes, la splendeur indifférente de la
nature et les tourments d'une Histoire aveugle aux individus. Peintre admirable
de la fragilité du bonheur et de la douleur du souvenir, il nous livre, avec
Expiation, son roman le plus abouti.
Voilà,
5, ça me semble pas mal déjà ! C'est cinq livres qui m'ont semblé
vraiment intéressants. dîtes moi ce que vous en pensez !Pour l'instant,
j'ai commencé Marcel Pagnol, alors ça attendra un peu pour ces cinq-là !
Quand le beau temps le mois de Mai arrive, il me vient des envies de mer, de plage, de bateau, de ciel bleu et de simplicité. Et dans le genre livre "simple", Maupassant est le meilleur, c'est fin, tranquille, easy, on se laisse bercer dans les joies et l'horreur de ses aventures. Et puis j'aime savoir que la plupart de ses histoires se passe en Normandie, ça me fait voyager !C'est pourquoi je me suis plongée dans Pierre et Jean. Pierre et Jean n'ont rien en commun, à part leur famille, ils sont frères. Un jour, en revenant de la pêche, Jean apprend être l'unique héritier d'un vieil ami de ses parents, le Maréchal. Ceci attise la jalousie de son frère...et ses soupçons. Quel est le lien secret qui unissait Jean et le Maréchal ?
Mon avis
J'adore déjà Maupassant, je pourrais vous vanter ses mérites sans discontinuer. Je vais cependant vous éviter ça. Pierre et Jean est la unième preuve des talents de l'auteur. Rien est dit explicitement, et pourtant, tout nous est clair. On sent l'odeur de la marée sortir des pages et malgré le mauvais caractère de Pierre on éprouve de la pitié pour ce garçon sans repère. A la fin du livre, on ne peut s’empêcher de penser, et si ça m'arrivait ?!Le jeune Pierre, jaloux de son frère, s'introspecte, essaye de comprendre d'où lui vient cette haine, il tente de lutter contre sa jalousie, contre ses soupçons, mais rien n'y fait, la vérité le rattrape !
La notion de famille est mise à mal. Nous sommes sûrement nombreux à s'être demandé sur quoi reposait réellement notre famille ? De simple lien du sang ou une vrai complicité ?Un lien secret qui nous unis ? A travers le personnage de pierre Maupassant répond à sa façon à cette réponse: la famille ne tient à rien. Et le jour où l'on se rencontre de ce vide, tout s'effondre.Ce garçon qui n'aime son père que par pure habitude cependant qui idolâtre sa mère. Au contraire, par les yeux de Jean, il nous montre que peu importe le sang qui unie une famille, le lien plus puissant qui se cache derrière est unique.
Ainsi, l'auteur nous laisse choisir notre point de vue.
Comme d'habitude, il ne fait pas bon être une femme dans un roman de Maupassant. A part le fait qu'on est la source de tous les malheurs du monde, on ne réussit même pas à le cacher !L'idiotie, la paresse, la naïveté l'infidélité et la fourberie, voilà tant d'adjectif pour nous décrire! Un jour, je lirais la biographie de Maupassant pour comprendre d'où lui vient cette haine contre le sexe faible... Je vous en ferais part ;).
Il m'a fallu 3 ans pour lire ce livre. Rien que ça. Je le commençais puis le laisser de côté pour une raison ou pour une autre. J'avais finis par le considérer comme un "mauvais livre", un point c'est tout. Jusqu'à lundi dernier,en ne trouvant plus rien à me mettre sous la dent, j'ai finis par le redécouvrir en me faisant la promesse le finir cette fois-ci. Au passage, j'ai retrouvé un vieux ticket de bus d'un de mes voyages à Venise, j'ai donc plié les pages déjà cornées de très bonne humeur.
Léa De Lonval, une femme proche de la cinquantaine, est la maîtresse du jeune et séduisant Fred Peloux, ou Chéri. Quand le jeune Fred finit par se marier, Léa se convainc qu'elle n'en a rien à faire, mais peu à peu, elle réalise que bien loin d'une "histoire passagère", ce qu'elle a vécu avec Fred n'est rien d'autre qu'une passion, un amour. Ainsi, c'est tout une réflexion sur l'age, l'amour et la vie qui occupe ses jours et ses nuits.
Mon avis ?
Je dois le dire: j'ai finalement aimé ce livre. Le début est un peu long à mon gout, mais passé l'introduction de tous les personnages, on se plonge dans ce livre. C'est un roman féminin écrit par une femme et ce n'est donc pas une petite affaire pour le début du siècle. Léa est une femme aux mœurs libres, qui a connu bien des amants dans sa vie et arrivée à un certain stade de sa vie, elle comprend que son passé est trop plein et son futur bien vide: la vieillesse l'a touché, elle aussi. Au contraire, Fred est le prototype de l'homme beau à la tête vide,mais peu à peu, on s'attache à lui, on comprend que bien loin de ce que l'on peut penser, il a des sentiments ce petit-là !
Cette histoire est universelle, elle pourrait très bien être l'objet d'un film des années 2000 et personne n'y verrait rien à redire, puisque les sujets mis en avant par Colette sont encore actuels.
Chéri est connu pour être l'une des œuvres les plus importantes de Colette, et je vous le conseille vivement !
PS: il existe aussi une adaptation au Cinéma, je ne l'ai pas vu mais j'aimerais beaucoup !
C'est comme cela que Marie Thérèse, la reine de France, épouse de Louis XIV, qualifiait Mme de Montespan, la maîtresse du roi. C'est ma soeur qui m'a offert ce livre pour mon anniversaire, elle connait en effet ma passion pour le XVIII et XIXème siècle !
Ce livre est en fait un recueil de plusieurs anecdote du Duc de Saint-Simon. Invité à la cour du roi, 300 ans après, il nous sert d'espion dans cette cour pleine de courtisan prêt à tout pour attirer l'attention du roi.
Le Duc de Saint-Simon est né à Paris en 1675, il fait parti de la cour de Louis XIV et ne rate pas une miette des potins royales. Il écrit ses mémoires qu'il nous livre avec toute la noblesse de son titre.
Je suis une fanatique de la cour et de la monarchie, j'ai lu la biographie de Louis XIV, de Napoléon, et d'autre encore, mais je n'ai jamais vu la cour sous les yeux d'un courtisan. Le duc ne rate rien, il a des taupes dans le royaume tout entier qui lui racontent les plus petits détails de tout ce qui se passe dans la vie du monarque. Ainsi, on découvre des princesses bien loin des légendes populaires, des maîtresses prêtes à tout pour ne pas se faire dépasser et des courtisans bien près de leur sou, bref, des attitudes très loin de la noblesse comme on l'entend de nos jours !On comprend alors qu'à la cour on ne fait rien de sa vie à part jacasser et se tirer dans les pattes pour quelque écu. Cependant, on y voit aussi un roi plus humain qu'on pouvait l'imaginer, qui vieillit à travers ses petits enfants qui meurt l'un après l'autre.
Ce livre est un vrai délice !Il est difficile à lire selon moi car le vocabulaire et le rythme des phrases et d'une autre époque. J'avais l'impression de lire une langue étrangère ! Ce que j'ai aimé, c'est que le livre est divisé en anecdote, ainsi, comme un recueil de nouvelle, on a la liberté d'en lire une puis de laisser le livre sur le coté. De plus la plupart des noms qu'on connaissait pour les avoir lu dans un livre d'histoire ont finalement un caractère bien à eux et ne sont plus qu'une date de naissance et de mort. Je recommande vraiment ce livre pour tout ceux qui aime l'histoire mais aussi pour les autres !
C'est du dernier livre de Jean Teulé que je vais vous parler: Fleur de Tonnerre. J'avais déjà lu du Jean Teulé avec le Le magasin des suicides. Je l'avais lu au collège, je m'en souviens encore, ça se lit bien, c'est marrant, c'est un peu comme un Amélie Nothomb, c'est une valeur sûre !
Hélène Jegado n'est qu'une petite fille quand elle entend parler de l'Ankou, la personnification de la mort en Basse Bretagne. Il lui vint alors une idée étrange: l'Ankou, ce sera elle. Et c'est comme ça que la petite Hélène, surnommée Fleur de Tonnerre, voyagera de part en part de la Bretagne tuant tous les individus qu'elle rencontre.
Mon avis ?
C'est avec beaucoup d'humour que l'auteur nous présente son personnage principal: un monstre. Mêlée de culture populaire de la basse Bretagne et d'un soupçon d'histoire, ce livre se lit vite. Hélène nous inquiète et nous fascine dans sa folie meurtrière. On y rencontre sa famille, ses amants, ses amours, et personne n'y réchappe ! On voyage dans toute la Bretagne avec des crêpes, du cidre, mais surtout beaucoup de bouillons d'herbe.
Cependant, j'avoue que malgré la bonne plume de l'auteur... je peux reprocher au début d'être "un peu long". On a l'impression de ne suivre qu'une liste interminable de meurtres qui se produisent toujours de la même façon. 62 meurtres, c'est long.
C'est pourquoi c'est un livre que je conseille oui et non.C'est un livre à lire dans le train, ou sur la plage.
Il se lit vite mais on n'en retient pas grand chose..
En ce moment, ma vie n’est pas très palpitante, je passe mon début de printemps à travailler et étudier. Cependant, je garde mes voyages dans les transports en commun pour lire. C’est comme ça que j’ai réussi à lire Anna Karenine, ce qui n’est pas une petite chose puisque ce livre a presque 1000 pages. En parallèle, Anna Karenine a été adapté sur nos écrans par Joe Wrigt. Etant fan de Kheira Knightley, il m’était impossible de ne pas le voir. Néanmoins je n’avais jamais lu de livre de Tolstoï et je voulais découvrir cet auteur. De plus c’était très intéressant d’avoir lu le livre pour voir le film.
Tout d’abord le livre :
Le livre se divise en deux, on suit deux personnages : Anna Karenine et Levine Constantin Dmitriévitch. Anna Karenine est la femme d’un haut fonctionnaire russe, elle mène sa vie de femme mondaine jusqu’au jour où elle rencontre Vronsky. Ces derniers tombent alors éperdument amoureux et nait une histoire d’amour hors des règles de la société russe. D’un autre coté, Lévine est un propriétaire amoureux de la jeune princesse Kitty. Ces deux personnages vivent leur vie en parallèle et de manière presque symétrique, parfois se rencontrent et répondent de manière autonome aux questions de la vie.
Tolstoï écrit bien. Ce n’est pas une découverte, cependant son écriture est fluide, simple, on ne se perd pas dans les détails, bref, c’est très appréciable. J’ai adoré ce livre, un peu long sur la fin, mais tout simplement génial selon moi. Tolstoï dépeint les mœurs russes et les limites de la noblesse qui va peu à peu vers sa chute. Anna Karenine a été publié sous forme d’épisode dans un journal en 1977. Ainsi, chaque épisode, de quelque page, à son lot d’actions, de rebondissements ou de réflexions. Le roman a comme contexte une Russie partagée entre sa noblesse qui vit de luxe et de dettes et sa population paysanne qui vit de travail et de pain noir. Tolstoï utilise souvent le personnage de Levine pour mettre en scène les divergences au sujet du communisme qui grandit doucement.
L’histoire d’Anna n’est selon moi pas très intéressante au niveau de l’histoire d’amour, elle est même un peu "classique" (la magnifique femme qui tombe amoureuse du seul homme qui nuit à sa réputation). Le plus intéressant est la façon dont tout le monde réagit autour d’elle et toutes les réflexions sur l’amour, l’honneur, la religion ou l’éducation qui sont à chaque fois incarné par un personnage que l'on voit évoluer mais aussi changer d'avis.
Le film :
Le film est beau. Nul, mais beau. Pourquoi nul selon moi ? Car la seul chose qui a été maintenu, c’est l’histoire d’amour, toutes les autres réflexions ont été abandonné, communisme, société, droit de la femme, etc … ainsi, on se retrouve avec une histoire d’amour banale. Il y a de beaux acteurs, certes, mais c’est une histoire banale. Keira Knightley n’est pas adaptée à un tel rôle. Selon moi elle n’a pas le physique pour être une mère attentive… je ne sais pourquoi, mais je l’ai toujours trouvé mauvaise en présence des enfants dans les films, elle m’avait fait le même effet dans « the duchess ». Je suis très déçue car j’aime beaucoup les films de Joe Wright, cependant l’histoire de Tolstoï ne ressort pas de ce film.
CEPENDANT, La mise en scène est géniale. Selon moi, il faut voir ce film comme une œuvre d’art. Rien n’est laissé au hasard, tout est beau. Le film est entièrement mis en scène comme une pièce de théâtre russe. On assiste alors au changement de décors comme si de rien était. Ceci peut choquer au début et j’avoue même que ça m’a donné mal à la tête. Néanmoins cet effet diminue au fil du film. Les décors sont splendides, on peut en dire autant des costumes, les musiques géniales. Un vrai spectacle. Un peu comme l’opéra, on ne voit pas ce film pour l’histoire, mais pour tout le reste.